Ordre des Chevaliers Maçons Élus Cohen de l'Univers

 

BASE :     
 

PAPUS - Joanny BRICAUD - Constant CHEVILLON - René CHAMBELLANT / Robert AMBELAIN - René CHAMBELLANT - Gilbert TAPPA - Marc JONES.


ORGANISATION :

Ordre intérieur de l'Ordre Martiniste S I, il faut être S I, (de l'Ordre Martiniste S I , ou d'un autre Ordre reconnu par lui) pour y être admis. Cependant, l'Ordre peut aussi être ouvert aux non-membres de l'O. M. S I , sous certaines conditions, après dérogation du Grand Souverain pour les candidats ne remplissant pas ces conditions.


TRAVAUX :

- individuels : Rituels quotidiens, de Néoménie et équinoxiaux;
- collectifs (exceptionnels) : dans des Temples soumis, en principe, à l'autorité d'un Grand Maître Cohen.


BUT :
 

Prolongement théurgique de l'Ordre Martiniste S I, l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohens de l’Univers étudie tout ce qui touche à Martines  de Pasqually et à sa doctrine.

« La précision de la Cérémonie ne suffit pas seule…IL faut une grande exactitude et sainteté de conduite de vie, il faut une préparation spirituelle faite par la prière, la retraite, le jeûne, la méditation… »

Martinès de Pasqually


Etre « Élu Cohen » n’est ni un grade, ni titre. C’est une fonction, un état d’Ame, un état d’Etre.

« L’homme par sa prière peut atteindre jusqu’à ces sphères supérieures dont les sphères visibles ne sont que d’imparfaites images, et dont le mouvement, dirigé selon des lois et des rapports inaltérables, enfante la plus sublime harmonie et transmet les accords divins à l’universalité des êtres ».

L-C de SAINT MARTIN : Mon Livre Vert.

 

Aussi, l’enseignement proposé par l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Cohen de l’Univers est-il progressif et se présente en quatre classes, elles-mêmes divisées en grades :


1. CLASSE DU PARVIS

   1°   Apprenti-Maçon
   2°   Compagnon-Maçon
   3°   Maître-Maçon
   4°   Maître Élu

2. CLASSE DU PORCHE

   5°   Apprenti Cohen
   6°   Compagnon Cohen
   7°   Maître Élu Cohen

3. CLASSE DU TEMPLE

   8°   Grand-Maître Cohen (ou Grand-Architecte)
   9°   Chevalier d’Orient (ou Grand-Élu de Zorobabel)

4. CLASSE DU SANCTUAIRE

   10°   Réau-Croix

 

Les grades 4-7 sont donnés en une seule cérémonie, les 8ème, 9ème et 10ème faisant l’objet d’initiations séparées.

 

Comme toute affiliation spirituelle, cette démarche est personnelle à plus d’un titre. D’abord, l’impétrant fait la demande d’entrer dans cette Fraternité parce qu’elle correspond à une recherche intime, à un désir particulier d’approcher le Ciel et ses Messagers. Personnelle aussi, parce que cette appartenance requiert, dans le secret de sa demeure, un travail individuel, journalier, fourni et assidu. Si l’on prend référence auprès de quelques écrits de Martinès de Pasqually, il préconisait par exemple la prière cinq fois par jour, des rites et des préparations particulières, alimentaires et autres, pour atteindre le but recherché. Si cela ne fait pas tout, cela contribue cependant à ce que l’officiant soit dans les meilleures conditions possibles pour invoquer les Entités Supérieures. Seul dans son oratoire, hors de la matérialité et du Temps, c’est avant tout dans un état de pureté absolue de Corps, d’Ame et d’Esprit que l’Élu Cohen doit se présenter devant l’Invisible, devant les forces blanches qu’il sollicite pour œuvrer en harmonie avec elles, pour le Bien et pour l’Amour de ses frères humains.

Porter la tenue rituelle adéquate, fusse-t-elle d’une blancheur immaculée, n’est pas synonyme de pureté. Faire des ablutions n’amène qu’une pureté physique toute relative, mais ne lave pas l’Ame, et ne purifie pas l’Esprit. Les propos haineux, destructeurs, le désir de vengeance, les conduites outrancières, ou autres, ne sont pas absous sous la pomme de douche. C’est le repentir, vrai, réel et sincère qui nous lave en profondeur.

Tout cela peut donc amener à penser qu’il y faut adapter ses comportements au but recherché. Comment imaginer, en effet, un seul instant, que l’on puisse entrer dans le Monde des Entités Bienveillantes si l’on n’a pas « une mise présentable » ? Le Cohen doit être conscient qu’il n’est jamais seul, mais toujours entouré par l’Invisible. Ses pensées affables, ses prières, son altruisme, nourrissent ces entités qu’il attire, qui se plaisent en sa compagnie et la recherchent. Et, avant même qu’il les invoque, elles sont déjà là, parce qu’elles lisent en son cœur qu’elles sont aimées et attendues.Qui peut-on servir et honorer en arborant la dégaine d’un pantin ou d’un épouvantail ? Le Cohen se doit d’être l’instrument du Ciel et de l’Invisible, pour passer par la Grande Porte. Son Cœur doit être grand ouvert, et c’est en cela que les enseignements martinistes le préparent, développant ainsi en lui la voie cardiaque, faute de quoi, si sa démarche n’est pas motivée par de hauts idéaux,  il sera le jouet du bas-astral qui se gaussera de ses erreurs, les attendant, les guettant et les encourageant même, lui susurrant à l’oreille le doux chant des sirènes pour mieux le perdre dans l’illusion. En traînant dans des dédales obscurs, il nourrira les ombres qu’il aura appelées, qui se collent à lui parce qu’elles ont encore besoin du côté le plus vil de notre matérialité pour exister. Etre dans les plans supérieurs, supporter des vibrations élevées leur est impossible. Aussi cherchent-elles à garder, à emprisonner, pour tirer vers le bas, toujours plus bas, ceux dont la recherche est vide de spiritualité. C’est pourquoi, le Cohen doit être vigilant à chaque instant, à chaque mot, à chaque parole prononcée, à chaque promesse, à chaque acte ! Car vouloir entrer dans le Monde Angélique, y être un humble Serviteur, exige beaucoup de discernement. Le Ciel ouvre Ses portes, mais Il attend, en contre partie, sincérité et loyauté.

Tout comme la Foi, cela ne relève pas du mental. La connaissance n’est pas livresque. Elle est celle que le Divin a placée en nous, telle une graine qu’il faut aider à germer, à pousser, à se développer.

Si le terreau est bon, quand le moment sera venu, le Créateur viendra moissonner. Si le terrain est rocailleux, rien ne poussera, et toutes les incantations, toutes les litanies, tous les décors, ne pourront emmener vers les sphères célestes. La démarche sera lettre morte, restera ancrée dans la matière, et dans l’intellect, avec tout ce que cela comporte. On ne peut servir deux maîtres à la fois. Et comme l’humanité est à la croisée des chemins (il n’y a qu’à prendre conscience des évènements politiques, climatiques et autres de la planète), l’heure est à la réflexion et au bon choix.

Beaucoup de choses ont été dites au sujet des Élus Cohen, mais peu d’écrits subsistent en vérité. Ce qui est à retenir, c’est que les archives  terrestres ne sont pas les plus étoffées. Tout est écrit et classé Là-Haut, à la portée des cœurs purs.  Ainsi nantis, et sous bonne escorte, Le Cohen pourra être sûr de l’identité de ses Visiteurs et de leurs buts. Et c’est la qualité de sa Personne qui déterminera la qualité de son parcours initiatique et de ses contacts. En dehors de cela, tous les discours sont vains ! Et tous les rituels, toutes les initiations, perdent de leur valeur intrinsèque, dès lors qu’ils ne sont pas rattachés au Royaume des Cieux. C’est pourquoi nous n’insisterons jamais assez sur le caractère particulier de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Cohen de l’Univers, des devoirs, de la prudence que requiert la qualité de membre, des dangers d’une mauvaise compréhension et utilisation des rites, mots et évocations, dès lors que l’on en saisit les buts altruistes et toute la dimension spirituelle.

 

« Ma force est dans le nom du Seigneur, qui a fait le Ciel et la Terre.
Seigneur, écoutez ma Prière et que mon Cri monte jusqu’à vous ! »