Maître Philippe de Lyon

 

25 avril 1849 - 2 août 1905

 

 

25 avril 1849. Les Rubatiers, petit hameau d’un village de Savoie, Loisieux. Une modeste maison de paysans pauvres, Marie et Joseph, car il fallait que ses parents se prénomment ainsi, pour que cette âme exceptionnelle puisse s’incarner.

Si le décor est maintenant planté, il n’est pas très aisé de parler de Maître Philippe sans tomber dans des clichés, ou dans de phrases dites et redites à maints endroits

 

 

Homme simple, il n’a pas voulu laisser d’écrits, ni de leçons derrière lui. Il préconisait par l’exemple : "aimer son prochain comme soi-même ; ne jamais médire de personne ; mettre son orgueil sous ses pieds ; pratiquer la charité ; veiller et prier car le Ciel peut tout "! Et se remettre entre les mains du Père. Faire siens les Evangiles et suivre le chemin de l’Ami, du Christ. Tels étaient ses préceptes. Pas besoin d’avoir des connaissances livresques ou académiques. Ouvrir son Cœur, tout simplement, et le mettre au diapason de l’Amour : « Heureux les simples en Esprit, le Royaume des Cieux leur appartient »

 

 

Voilà ce qu’a été Maître Philippe. Tout est résumé en peu de choses, en apparence d’une simplicité enfantine, et qui pourtant demande beaucoup de maîtrise, de persévérance, de courage. Chaque jour, jusqu’à son dernier souffle, se remettre à l’ouvrage. Avancer encore et toujours et implorer la Miséricorde du Père lorsque le fardeau semble trop lourd.

 

 

A l’exemple de Papus, l’Ordre Martiniste S I a choisi Maître Philippe comme Maître et Guide spirituel. De son vivant, il a toujours refusé les honneurs et les hommages. Nous ne lui ferons donc pas l’affront de l’idolâtrer. Il n’apprécierait guère.

 

Nous retiendrons de lui qu’il a vécu dans le monde, qu’il a souffert par le monde, et qu’il s’en est allé, meurtri et blessé par le comportement des hommes le 2 août 1905, à 56 ans, dans sa propriété de l’Arbresle, à quelques kilomètres de Lyon. Humble parmi les humbles (ne l’appelait-on pas le Père des Pauvres ?) il a connu comme nous les affres et les douleurs de cette vallée de larmes. C’est donc en pleine connaissance de la condition humaine, pour l’avoir vécue, qu’il s’adresse encore à nous aujourd’hui. Le temps n’a pas altéré ses propos qui ont toujours valeur d’exemple. Il est présent dans le cœur de tous ceux pour qui il est un Ami fidèle, un Père aimant, dévoué et compatissant :

 

« … Ne craignez pas de me perdre ; j’ai un pied au fond de la mer, un sur la terre, une main vers vous, et l’autre vers le Ciel. Donc, vous me retrouverez toujours. Je serai toujours avec vous, non pas devant vous, mais avec vous… » (02.12.1902)

 

Il repose au Cimetière de Loyasse, situé dans le quartier de la Basilique de Fourvière à Lyon. Sa tombe est toujours fleurie, et nombreux sont ceux qui viennent s’y recueillir. Il est un jour particulier de l’année cependant où tous ceux qui l’aiment se retrouvent encore pour le fêter et l’honorer : le Dimanche des Rameaux, jour où de son vivant, tous ses amis, tous les humbles, les souffrants se réunissaient autour de lui pour le remercier de son aide et de ses interventions auprès du Ciel. Pour plus d’informations à ce sujet, merci de nous contacter.

 

 Vous pouvez retrouver ici quelques pages qui lui sont dédiées.

 

Un remerciement tout particulier à Philippe COLIN pour sa participation à l'hommage que nous rendons au Maître à travers son article "Le Maître de l'Arbresle".

 

Belle lecture, et si vous ne connaissez pas encore très bien cet Homme hors du commun, que ces quelques lignes vous invitent à aller plus avant dans votre quête pour aller à sa rencontre.

 

Il vous attend tel un Père bienveillant.