Grand Prieuré Martiniste - Martinéziste International
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Dialogue sous un oranger 1905-2005

Un siècle déjà que Monsieur Philippe s’en est allé ! Il est quelque part, ici et maintenant, là et ailleurs, continuant l’œuvre du Père, veillant, toujours prêt à intervenir pour les uns et les autres, dès lors que notre cœur fait appel à lui.
Qui n’a jamais imaginé, ne serait-ce qu’un bref instant, d’être en sa présence, pour l’écouter ou s’entretenir avec lui. Alors, fermons les yeux. Remontons le fil du temps pour arriver jusqu’à lui. Rejoignons-le dans sa propriété de l’Arbresle, près de l’étang où il aimait tant se recueillir le soir en fumant la pipe, où un jour il s’entretint longuement avec l’Ami…... Mais peut-être est-ce lui, qui, entendant notre appel, se penche vers chacun d’entre nous, tel un père de famille bienveillant et aimant…
- « Ah ! te voilà ! Il est temps que tu viennes ! »
C’est vrai qu’il est temps, il est grand temps même. Le Chemin de la Vie est si difficile. Comment avancer dans ce sentier de ronces, dans ce dédale de contradictions ? Comment être sûr de ses choix ? Comment savoir si nous sommes sur la bonne route ? Comment Vivre en vérité ?
Parlez-nous, Monsieur Philippe, parlez-nous de la Vie !

Ecoute, mon enfant ! Ecoute bien tout ce que je vais te dire ! Ce sont des conseils sages, simples, qui n’exigent aucune qualité particulière, aucune condition exceptionnelle. Ouvre ton cœur ! Ecoute et entends ! Prends conscience de chaque mot, de chaque parole et tu verras que tout est dans tout.
- « D’abord retiens que je ne connais de ma famille que ceux qui observent ce que je leur dis, ceux qui font des efforts pour aimer leur prochain. »
Mais, comment aimer quelqu’un qui ne vous accorde que mépris, dédain, parfois de la haine, au mieux quelque indifférence ?
- « Tant que tu diras, Toi c’est moi, mais moi c’est moi, tu auras du chemin à faire. Il faut mettre ton amour-propre sous tes pieds. Aimer son prochain n’est pas difficile. Il suffit de faire des efforts vrais pour le vouloir. Le Ciel te laisse livré à toi-même, si tu croies à ta force, et l’orgueil tue.
- Nous pouvons tous devenir des enfants du Ciel. » Et n’oublie pas : « qui possède la charité n’a point d’orgueil. »

Tout cela paraît si évident. Et pourtant, comment faire pour progresser dans une société régie par l’esprit de compétition, où règnent l’agressivité, la matérialité, le rapport de force ?

- « Quelle que soit la mission que le Ciel te confie, sois toujours humble. Lorsqu’on se croit quelque chose, on ne peut rien, car le Ciel ne vient en aide qu’à ceux qui sont faibles et ont besoin d’aide et de secours.
- « Il est écrit en toutes lettres dans les lois du Ciel: Dieu soutient les faibles. C’est pourquoi ils peuvent beaucoup plus que les forts, parce qu’ils sont soutenus par Dieu. »

Fais confiance au Père, mon enfant ! Tant que tu t’en remettras à lui pour avancer dans les méandres de ton destin, Il sera toujours à tes côtés, mais
- « Quel que soit le chemin que tu prends, tu ne sortiras jamais de ce cercle de fer: aime ton prochain comme toi-même, avec un complet désintéressement… Et si cela te paraît difficile, aime-toi moins toi-même. Fais ce que tout au long te recommande l’Evangile: pratique la Charité. Cela suffit pour être écouté de Dieu. Sois une Providence pour tous ceux qui viennent à toi. »

Ces quelques phrases ne répondent peut-être pas entièrement à ton questionnement. Je lis en toi le désir de bien faire, mais je ressens aussi ton inquiétude devant l’ampleur de la tâche qui est tienne et que tu veux accepter. Tu hésiteras, tu tâtonneras souvent. Tu remettras en cause tes choix. Tu reviendras sur tes motivations profondes. Tu te jugeras parfois avec sévérité. Cependant, dis-toi d’ores et déjà qu’un faux pas n’est pas une chute. C’est tout au plus une mise à l’épreuve supplémentaire pour éprouver ta foi, et ton courage. Mais l’orage passé, de nouveau, tu prendras ton bâton de pèlerin. Résiste au vent, aux courants contraires, à ceux qui veulent te détourner de toi-même. Ton action doit s’inscrire dans le Temps. Que représente une incarnation, fusse-t-elle la tienne, devant l’immensité de la Création ? Tu n’es rien, une poussière d’étoile, et pourtant tu es si cher aux yeux de Dieu, et si cher à mon cœur. Mais n’en tire aucune vanité, aucune gloire. Bien au contraire, sois modeste, petit et humble, et par amour de toi, je vais continuer notre entretien. Je veux jalonner ta route de petites pierres qui t’aideront à accomplir ce pourquoi le Ciel t’a envoyé ici-bas. Chacune de mes paroles va s’inscrire maintenant et à tout jamais au plus profond de toi et fera son œuvre dans le creuset de ta conscience, d’incarnation en incarnation.

Sois fraternel envers ton prochain.
- « Il faut fréquenter les êtres les plus repoussants et ne mépriser personne. Ce serait offenser Dieu, puisque son souffle est en tout être. »

Sois compatissant.
- « La moindre bonne action est récompensée au centuple. »

Montre-toi secourable.
- « Si tu as quelque bien-être, c’est par surcroît. Dieu a dit: la fortune que je te donne, tu la partageras avec la pauvreté.
- Ne t’inquiète pas du repas suivant, mais plutôt si le voisin a à manger. »

Sois économe.
- « Dieu a mis tout ce dont tu as besoin à côté de toi pour la vie matérielle, mais ne gaspille rien. Ne jette rien… Tu es coupable de jeter les miettes de pain de ta table, de repousser dans la boue un morceau de pain trouvé sur le trottoir. Il faut les placer de façon qu’un oiseau ou un chien affamé les trouve propres. »

Pratique la prodigalité éclairée.
« Comment reconnaître la lumière dans le cœur ? Quand il y a indulgence; quand tu donneras, dans un élan du cœur, à ceux qui te demandent, sans t’inquiéter de ce qu’ils sont. »

Fais l’aumône spontanée. Cependant,
- « le mendiant qui emploie mal l’aumône est responsable du tort qu’il a fait au vrai pauvre, et d’autre chose encore qu’il ne peut payer. Mais le donateur est dégagé. »

Fais le bien, mais de façon que tout le monde ne le sache pas.

- « La main droite doit ignorer ce que la main gauche donne, c’est-à-dire que, si l’on fait du bien, il est inutile de le crier sur les toits. Fais l’aumône avec bonté, comme une chose due à un frère. Le bien, fait d’une façon cachée et mis dans l’ombre, devient héréditaire. »

Donne le bon exemple.
- « On ne fait pas d’effet en parlant. Tu répondras à la violence par la douceur, et chaque fois que le pourras, tu tâcheras par tes conseils et surtout par tes exemples, de ramener ceux qui sont excités. »

Fais preuve de mansuétude en
- « rendant toujours le bien pour le mal, en n’en voulant pas à ceux qui en font, car ils sont bien malheureux. Ils ne savent pas ce qu’ils font et tu ne sais pas ce que tu as été. »

Pardonne les offenses.
- « Aucun ne pourra entrer dans le Ciel qu’il n’ait reçu le pardon de celui qu’il aura offensé, et je l’atteste devant Dieu, nul ne pourra rencontrer sur sa route un de ceux qui ont le pouvoir de délier ce qui a été lié, s’il n’a répandu beaucoup de larmes, s’il n’a eu le repentir. » Mais
- « L’oubli est une sorte de pardon. Pardonner à celui qui te nuit, c’est semer en lui le germe qui, un jour, produira le remords et le retour au bien. » Cependant
- « Le pardon du Ciel ne suffit pas; il faut aussi payer sa dette. L’absolution n’est qu’une satisfaction, tu ne seras pardonné qu’après avoir payé. »

Fais abnégation de toi-même.
- « Ne te défends pas des calomnies, car celui qui te salit te blanchit, celui qui te jette la pierre te grandit.»

Donne de toi-même, sacrifie-toi.
- « Tu n’entreras dans le ciel que, lorsque, donnant quelque chose, tu n’auras aucune peine à offrir ce don... Mais que de souffrances il faut pour y entrer ! »

Fais le bien.
- « Fais le bien et ne t’inquiète pas d’autre chose. Prêche d’exemple et ne fais à autrui que ce que tu veux qu’on te fasse. Dieu rend au centuple le bien que tu auras fait. »

Sois persévérant.
- « Ce n’est qu’en persévérant que l’on arrive au but. Cela peut être long et difficile. »….. Et « Dieu ne te supprimera les obstacles que lorsqu’ils ne t’arrêteront plus. Il ne te donnera la connaissance que lorsque tu auras acquis assez de force pour que cette connaissance anticipée des évènements ne t’empêche pas de les rechercher et de les provoquer. »

Fais preuve de sagesse.
- « La vraie sagesse consiste à s’efforcer toujours vers le bien, en ne se vengeant pas, en ne jugeant pas, en aimant les autres comme soi-même. »

Transforme le mal en bien.
- « Si tu as un frère qui va dans le mal, aime-le, va avec lui et si tu succombes, tant pis, tu auras la récompense plus tard. Comment progresserait le mal s’il n’allait chez personne ? Car le mal ne doit pas être détruit, mais transformé en bien. »
N’oublie pas que « le mal existe pour nous donner les moyens de lutter, afin de devenir de bons soldats et acquérir la force pour les luttes futures, car tout n’est pas fini avec cette existence. »

Emprunte le chemin de la perfection.
- « Tu arriveras dans le Ciel lorsque la charité ne te coûtera pas, lorsque tu donneras ta force sans t’en apercevoir. Mais commence par te tenir sur tes jambes avant de pouvoir marcher. » Car, vois-tu « les pauvres d’esprit sont ceux qui ont tout appris, tout su et tout oublié, même qu’ils souffrent. »

Alors tu connaîtras le détachement.
- « S’attacher à la terre sans s’y attacher; aimer les choses comme ne t’appartenant pas. »
Ce qu’il faut retenir de tout cela: l’homme est pétri des 7 péchés capitaux. De là viennent tous ses maux, et s’il se montre trop vaniteux, ses anges gardiens s’éloignent de lui.
En vérité, je te le dis, « le Ciel ne veut pas te laisser livré à toi-même. Tu es suivi depuis ta plus tendre enfance jusqu’au-delà de la tombe. Ton guide, ton ange gardien est toujours avec toi. Il est ton conseiller, car Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Il demande seulement que tu fasses des efforts pour devenir meilleur et même Il n’abandonne pas celui qui refuse de devenir meilleur. »

Invoque Dieu. Prie Dieu.
« La prière seule peut te sauver, mais elle donne prise à ton ange gardien pour te conduire. Il est nécessaire de prier souvent, avant le sommeil, au réveil, et enfin élever sans cesse notre âme vers Dieu. »
Pas besoin de grand discours.
« Prier, ce n’est pas prononcer beaucoup de mots, mais c’est s’abîmer tous les sens en Dieu. Il faut d’abord se recueillir de façon que tout ton être, tout ton esprit prie avec toi et le sache bien. Il faut que l’étincelle divine prie en toi. Prier pour demander la force, le courage d’avancer dans les épreuves. Prier pour ceux qui ne savent pas ou ne peuvent le faire. La prière élève l’âme et il faut prier non seulement pour toi mais pour ceux qui ne peuvent pas, pour ceux qui sont dans les ténèbres. »
Et s’il te semble difficile de t’adresser au Père, remets-toi dans le cœur de Marie. Invoque et implore la Reine du Ciel. Elle intercédera toujours pour toi auprès de son Fils."

Qu’ajouter de plus ? Ne t’ai-je pas dit au début de notre entretien que tout est simple ? Que ta vie soit un acte de foi ! Suis le chemin du Christ, et tu seras toujours dans la Vérité:
« Jésus nous a montré le chemin. Il y est passé le premier. Le chemin du Ciel est rempli d’épines et de ronces, et Jésus est venu aplanir les difficultés et nous ouvrir la porte du Ciel.»
Va mon enfant ! Retourne dans le monde !
« Je vous ai promis que je serais toujours avec vous, et je vous le promets encore, et je jure qu’aucun de vous ne sera damné. Si vous vous perdez, j’irai vous chercher partout où vous serez, serait-ce même au fond du grand enfer. Je suis fier de vous sauver. Personne, je vous assure, ne vous aime plus que moi. »

Merci à Monsieur HAEHL d’avoir été le témoin fidèle des événements qu’il nous rapporte dans son ouvrage « VIE ET PAROLES DU MAITRE PHILIPPE » et duquel sont extraites les phrases en italiques de cet article. Pour le reste……. l’Ange de l’Imaginaire est passé par là…



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